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La Poésie de Face Γιάννης Ψυχοπαίδης La grande aventure de la parole poétique avec ses différents aspects expressifs ainsi que la conception poétique du monde, rejoignent leur équivalent approfondi, leur prolongement naturel dans les figures des poètes eux-mêmes. Respectivement, leurs visages transmettent une partie de leur aura dans leur expression verbale en dotant leur poésie des traits de leur propre physiologie. A travers le regard, le mouvement, la posture, le candide ou au contraire le maniéré, se dépiste furtivement un lien plus approfondi de la figure et du corps de l’auteur avec la figure et le corps de sa poésie. |
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La Poésie de Face La grande aventure de la parole poétique avec ses différents aspects expressifs ainsi que la conception poétique du monde, rejoignent leur équivalent approfondi, leur prolongement naturel dans les figures des poètes eux-mêmes. Respectivement, leurs visages transmettent une partie de leur aura dans leur expression verbale en dotant leur poésie des traits de leur propre physiologie. A travers le regard, le mouvement, la posture, le candide ou au contraire le maniéré, se dépiste furtivement un lien plus approfondi de la figure et du corps de l’auteur avec la figure et le corps de sa poésie. Une rencontre insolite En se servant simplement des mots, de ce matériau immatériel qui possède le pouvoir de produire des images et des sons, de créer des rythmes et des couleurs, de former une fiction, l’art des écrivains et des poètes se traduit par l’usage esthétique du langage. Cependant la littérature va au delà de cet emploi. Elle est une invitation au voyage. Celui qui se laisse entraîner par cet appel, embarque pour un long périple particulier, pour une aventure personnelle qui sera en même temps une révélation. Elle le guidera dans des espaces inconnus, dans des mondes nouveaux aux confins illimités et lui permettra de réaliser maintes découvertes. Anna Olvia Jacovides Andrieu UT PICTURA POESIS La célèbre théorie de l’Ut Pictura Poesis Erit (il en est de la poésie comme de la peinture), basée sur le fameux vers d’Horace tiré de l’Ars Poetica, repose sur le principe que la poésie mérite reconnaissance pareille qu’au temps de l’auteur romain recevait la peinture. Probablement, Horace emprunta l’aphorisme attribué par Plutarque à Simonide de Ceos, “poema pictura loquens, pictura poema silens” ( “la poésie est une peinture parlante, la peinture est une poésie muette”)dans De Gloria Atheniensium. Platon aussi cita l’origine de cette comparaison majeure entre les arts de la vue et les ceux de l’ouie à Simonide. Cette doctrine philosophique a joué un rôle déterminant pour les théoriciens humanistes et pour les grands maîtres de la Renaissance. Mais ces derniers, trahis par leurs préférences et préoccupations plastiques, au lieu de rapporter les arts du langage à ceux de l’image, ont inversé l’adage d’Horace pour déclarer, que c’est le tableau qui doit devenir comme un poème. C’est ainsi, que Léonard préfère qualifier la poésie de “peinture aveugle” plutôt que de “peinture parlante” pour se manifester à cette comparaison qui soumettait la peinture par rapport au discours. Malgré cette priorité accordée aux beaux arts, tous les érudits des Temps Modernes envisagent une peinture dans laquelle des préceptes poétiques seront appliqués et une similitude entre les deux arts sera établie. Cet idéal de la peinture, fondé sur un rapport d’émulation pure avec la poésie, sera maintenue par les grands maîtres du XVIIème siècle; qualité poétique de Vermeer, sublime espace d’irréalité poétique de Rembrandt, poésie du quotidien de Vélasquez.Au XIXème siècle on rencontre un refus de cette relation parallèle, au nom d’une argumentation à la fois de la spécificité et de l’autarcie de chaque art. En revanche, tous les courants avant-gardistes du XXème siècle, puisent leur inspiration ainsi que leurs racines idéologiques dans la Poésie. On pourrait même parler d’un nouveau phénomène dans l’Histoire de l’Art où tous les mouvements qui ont renouvelé les arts visuels et par conséquence la vision et conception du Monde, se trouvent en étroite liaison avec les arts de la parole: le poète Marinetti, fondateur du Futurisme; le poète André Breton, fondateur du surréalisme; le poète Tristan Tzara, du Dada …Il est d’ailleurs à noter les liens intimes et spirituels entre peintres et poètes: Dali et Lorca, Maïakofski et Malevitch, Brecht et Grohz, Neruda et Rivera, Picasso et Vallejo… En projetant la lumière de son art sur ces figures emblématiques, il se montre tout à fait conscient des interférences approfondies des arts. Dans ces portraits, l’affirmation de la figure humaine se revendique avec sa valeur individuelle, sinon poétique. Aux antipodes d’un art du portrait occidental qui s’est développé pour mémoriser une victoire dans le cadre civique et politique, les portraits des poètes sont exécutés pour révéler leur apport capital au patrimoine universel de l’Humanité. |
Jannis Psychopedis Jannis Psychopedis est né à Athènes en 1945. En 1963, il entreprend ses études à l’École Supérieure des Beaux Arts d’Athènes, à l’Atelier de Gravure, et accomplit ses études en 1968, avec l’obtention des diplômes à la fois artistique et théorique. En 1970, il reçoit une bourse du Service Allemand d’Échanges Académiques (DAAD) et s’inscrit à l’Académie des Beaux Arts de Munich pour des études post-universitaires en peinture. De 1970 à 1976 il vit et travaille à Munich. À l’Académie de Munich il étudie pendant un an à l’Atelier de Peinture du professeur H. Kaspar et pendant quatre ans à l’Atelier de Peinture du professeur K. F. Dahmen. Il achève ses études en 1976, et en 1977 il est invité comme boursier du programme artistique de Berlin ouest à y vivre et travailler. À Berlin ouest il habite jusqu’en 1986, travaillant et participant activement à la vie artistique de la ville, en collaboration avec des galeries, des musées, des groupes artistiques et des institutions artistiques. Il organise des expositions individuelles de son œuvre et participe en plusieures expositions collectives, à Berlin et autres villes de l’Allemagne ainsi qu’en d’autres pays européens. En même temps, il suit, à l’Université de Berlin ouest, des cours /////// en Sociologie et en Histoire d’Art. En 1980-81, a eu lieu une grande exposition itinérante de ses œuvres en trois grandes pinacothèques de l’Allemagne de l’Ouest (Kunstverein Kassel, Kunsthalle Darmstadt, Overbeck-Gesellschaft, Lübeck), et en 1981 l’Académie des Arts de Berlin ouest lui consacre une grande exposition individuelle. En 1984, la Glyptothèque de Munich, au Musée de la Collection des Antiquités de l’État, organise la première grande rétrospective de la série « La lettre qui n’est pas arrivée » (première période 1977-1984). En 1985, suit sa deuxième grande rétrospective de la série « La lettre qui n’est pas arrivée » à la Pinacothèque Municipale Körnerpark de Berlin ouest. En 1987, se réalise sa première grande rétrospective en Grèce, à la Pinacothèque Municipale de Rhodes, et en 1988 une autre rétrospective (œuvres de1962-1988) à la Pinacothèque Pieridis d’Athènes. En 1987, sans avoir définitivement quitté Berlin ouest, il s’installe à Bruxelles, où il vit et travaille jusqu’en 1992. Depuis 1992 il vit et travaille surtout en Grèce, participant en plusieurs événements artistiques, tant en Grèce qu’à l’étranger. En 1994, il est élu professeur à l’École Supérieure des Beaux Arts à Athènes. En 1995, a eu lieu une exposition rétrospective de ses œuvres (1962-1995) au Musée Macédonien de l’Art Contemporain à Thessalonique. En 1998, la Fondation Kydonieos à Andros, présente une grande exposition rétrospective intitulée « Croisements » (1962-1998). En 2001, la Fondation Culturelle de la Banque Nationale (MIET) lui organise à Patras et à Thessalonique la rétrospective de la série « La lettre qui n’est pas arrivée » - Sélections, 1977-1996. Depuis les années soixante il a été membre du Groupe Artistique « A » à Athènes et membre de l’équipe picturale de la revue Epitheorisi Technis (Revue de l’Art). Ensuite il fut membre fondateur du groupe des « Nouveaux Grecs Réalistes » (1971-1973) ainsi que membre fondateur du KET (Centre des Arts Plastiques) (1974-1976). En 1974-75, il fut membre invité du groupe artistique 10/9 de Munich, aux manifestations duquel il a activement participé, tandis que dans les années suivantes il participa dans d’autres entités artistiques. Lors de son séjour à Munich (1970-1976) il a collaboré avec plusieurs groupes à la fois artistiques, étudiants et ouvriers pour la création de manifestations et d’actions artistiques-éducatives dans un contexte hors des espaces conventionnels d’art. Il a exécuté des décors sélectionnés pour le théâtre et le cinéma. Nombreuses critiques et plusieurs articles concernant son œuvre, ont vu le jour dans des journaux et des revues grecs et étrangers. Il a publié des textes sur l’art et sur des problèmes socio- esthétiques dans plusieurs livres, revues, journaux et autres publications, tant en Grèce qu’à l’étranger. Il a réalisé plusieurs présentations individuelles et collectives de son œuvre en Grèce, en France, en Allemagne de l’Ouest et de l’Est, au Luxembourg, en Espagne, en Yougoslavie, en Irlande, en Albanie, au Japon, en Belgique, en Algérie, au Chypre, aux Etats-Unis, en Suède, en Roumanie, en Israël, en Angleterre, en Italie, au Canada, en Turquie, en Iran, en Russie, en Égypte, dans des galeries privées, des pinacothèques et des musées. |
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